Kinshasa-RD Congo
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La République Démocratique du Congo commémore ce samedi 30 juin, le 58ème anniversaire de son existence en tant qu’Etat souverain. Plus d’un demi-siècle n’est pas si peu pour une existence. Dans le genre humain, un homme de 58 ans est déjà grand-père de beaucoup de petits fils et petites filles. C’est auprès de lui où on va puiser la sagesse.

Pour un pays, 58 ans sont certes encore moindres, mais suffisants pour placer les indices de la maturité. En République Démocratique du Congo, en dépit des espoirs incarnés par les pères de l’indépendance, les 58 ans n’ont pas été assez heureux pour sa population. Des guerres, des conflits ethniques et communautaires, des pillages, des gestions chaotiques, l’éducation au rabais, la démocratie mal comprise et inadaptée, des atteintes répétées à la souveraineté nationale ont empêché le Congolais à relever le front gardé longtemps courbé.

La première quinzaine du mois de juin qui s’achève est dominée par deux événements majeurs en République démocratique du Congo. Il s’agit de l’acquittement inattendu du président national du parti politique, MLC, après 10 ans passés dans les geôles de la Cour pénale internationale, sur les 18 ans retenus en première instance, suivi d’abandon des charges qui lui avaient été imputées de crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’auraient commis ses troupes en République Centrafricaine.

De plus en plus des Organisations non gouvernementales des droits de l’homme nationales et internationales pullulent dans les pays africains dénonçant, chaque jour qui passe, des cas des violations des droits de l’homme, des fois imaginaires, dans des pays bien ciblés. Des rapports sont publiés à répétition par ces ONG des droits de l’homme contre certains pays, minimisant les graves violations des droits de l’homme perpétrés dans d’autres pays.

Si ces ONG s’intéressaient au sort des migrants africains, asiatiques et latino-américains vivant en Occident, elles se rendraient compte qu’ils sont, plus que des violations dénoncées à répétition contre certains régimes politiques africains, des victimes de grandes violations des droits de l’homme.

 ‘’Du choc des idées jaillit la lumière’’, a-t-on appris des penseurs occidentaux. Mais, en ce qui concerne notre pays, comme l’avait soutenu l’ancienne ambassadrice américaine à Kinshasa, à la place de la lumière jaillit plutôt la fumée. Les éminents penseurs à l’origine de la démocratie avaient vu en cette démarche démocratique une façon de faire participer la population aux choix politiques et économiques du pays par une participation citoyenne à travers des débats constructifs.

Mais, en ce qui concerne notre pays comme certains autres pays africains, la démocratie ne semble pas être porteuse de progrès. Du choc des idées attendu, c’est plutôt des actes d’intolérance, des actes de rejet de l’autre, le refus d’accepter même des évidences, le chahut, la bagarre. Bref, il y a tout sauf la démocratie.

Les fastes des anniversaires ne sont pas au rendez-vous de ce 24 avril 2018. Qui n’en est pas un pour personne, même pour les Mobutistes qui auraient s’en prévaloir comme du 24 novembre 1965 ou du 20 mai 1967. Point de MPR ni de UDEMO en vue alors que des élections pointent à l’horizon.

C’est presque acquis que la RDC va tenir son 3è cycle électoral, avec des présidentielles véritablement pluralistes. Trente-trois candidats en 2006, onze en 2011 et combien pour cette fois ? On le saura dans les trois mois avec le dépôt des candidatures pour le fauteuil présidentiel.

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