Kinshasa-RD Congo
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La République démocratique du Congo connue comme un scandale géologique de par la richesse de son sous-sol, connait aussi une richesse ethnique et culturelle énorme. Pluriculturelle et polyethnique, la Rdc comprend quatre grands groupes raciaux, à savoir les pygmées, les bantus, les semi-bantus, les nilotiques et les soudanais derrière lesquels se retrouvent plus de 250 tribus  ‘’unies par le sort, unies dans l’effort pour l’indépendance’’.

Contrairement aux pays à deux ou trois ethnies où l’antagonisme est très profond entre elles, comme c’est le cas avec la Belgique, le Rwanda et le Burundi, le grand nombre d’ethnies constitue et devrait constituer la force du pays. C’est dans cette vision des pères de l’indépendance qu’en dépit des obstacles d’ordre divers, le Congo est resté un et uni.

Depuis le lancement du processus démocratique au pays en 1990, plutôt que de continuer sur cette lancée pour consolider l’unité du pays, certains milieux politiques en mal de positionnement alimentent des divisions sur base tribale. On a assisté à la chasse aux non originaires en 1992 et 1993 dans l’ex-Katanga, on assiste aux conflits communautaires dans les Kivu, suivis des massacres atteignant des proportions considérables. Des groupes armés de plus en plus nombreux à l’Est du pays se retrouvent être, en réalité, des groupes de défense tribale.

Le concept d’autodéfense nationale attribuée aux groupes armés  mayi mayi au départ a pris la connotation de défense communautaire aujourd’hui. C’est dans ce cadre que des pyromanes politiques de la tribu nande ont expressément mal interprété les propos du Chef de l’Etat prononcés au cours de son entretien avec les députés de la Majorité, lundi dernier.

A l’interpellation des populations de l’Est du pays par le Président de la République stigmatisant la tendance à la formation des groupes armés soi-disant pour défendre des tribus, les pyromanes politiques du coin ont prétendu que toute une tribu est accusée d’être à la base de l’insécurité au Nord-Kivu .

Ce qui n’est pas vrai, le message étant celui d’interpeller nos compatriotes attachés aux groupes armés qui affaiblissent l’efficacité des forces armées à se tourner plutôt vers les forces armées et de sécurité pour la pacification et la sécurisation du grand Kivu. Car, en se mettant en position de combattre l’armée nationale, ces groupes armés donnent du tonus aux groupes armés étrangers, principalement l’ADF/Nalu ougandais qui ne cesse de perpétrer des massacres. Et derrière ces groupes armés étrangers se trouvent toutes ces puissances et pays qui ont toujours cherché des opportunités pour donner un coup fatal à notre unité nationale.

D’où, comme l’a si bien dit le président de la République, au cours de son adresse du lundi dernier : « Il n’y a qu’un seul pays, la République démocratique du Congo, point », et il n’y a que l’Etat pour défendre toutes les communautés.

La démocratie et la décentralisation ne peuvent pas être des escaliers pour ceux qui ont des agendas visant d’affaiblir la cohésion nationale, et briser l’unité nationale chèrement acquises. Elles sont plutôt être des vecteurs du progrès et du développement socioéconomique à partir de la base.

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