Kinshasa-RD Congo
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La République Démocratique du Congo commémore ce samedi 30 juin, le 58ème anniversaire de son existence en tant qu’Etat souverain. Plus d’un demi-siècle n’est pas si peu pour une existence. Dans le genre humain, un homme de 58 ans est déjà grand-père de beaucoup de petits fils et petites filles. C’est auprès de lui où on va puiser la sagesse.

Pour un pays, 58 ans sont certes encore moindres, mais suffisants pour placer les indices de la maturité. En République Démocratique du Congo, en dépit des espoirs incarnés par les pères de l’indépendance, les 58 ans n’ont pas été assez heureux pour sa population. Des guerres, des conflits ethniques et communautaires, des pillages, des gestions chaotiques, l’éducation au rabais, la démocratie mal comprise et inadaptée, des atteintes répétées à la souveraineté nationale ont empêché le Congolais à relever le front gardé longtemps courbé.

Et depuis 1960, le Congolais est resté l’acteur de sa régression. C’est lui que l’on voit courir dans des ambassades occidentales vendre la souveraineté et l’honneur de son pays. C’est lui qui accourt dans les pays étrangers, non pas pour vendre la bonne image de son pays, mais pour aller peindre sa mère patrie d’une laideur que nul ne peut apprécier. C’est encore lui qui visite les pays voisins pour demander qu’ils agressent la mère patrie.

C’est lui qui est l’acteur principal de son autodestruction. Il refuse de payer les impôts, les taxes, les royalties et autres factures dues. C’est lui qui traverse avec les produits congolais pour aller transformer les pays voisins en pays exportateurs de nos produits. C’est lui qui chasse les investisseurs en voulant toujours se transformer en actionnaire de nouvelles entreprises sans actions.

Il refuse d’être l’acteur de son progrès, de son développement. Il confie cette lourde charge à l’Etat, et aussi à l’étranger. Ainsi, tout va-nu pied venant de l’étranger, même entré illégalement au pays caché dans des sacs des camions remorque se voit attribué le titre de patron.

Quand il faut revisiter le système d’enseignement en vue de viser la formation adaptée aux temps modernes et à notre société, c’est le professeur congolais, jaloux de son petit cours sans impact sur la marche de la nation, qui s’impose pour bloquer le changement et perdurer un enseignement au rabais.

A 58 ans d’âge du pays, ce sont plus les postes de dépenses qui sont créées au pays que des entreprises de production. Des partis politiques, des églises, des ONG et associations sont inutilement nombreux sans aucun impact position sur l’évolution de la Nation. La République des prezos, la République des profs sans rien apporter à l’épanouissement du pays, tous se contentant des boucs émissaires qu’est naturellement l’Etat.

Or, c’est la population qui fait l’Etat et non l’Etat qui fait la population. Donc, c’est du dynamisme de la population que viendra le progrès du pays. A l’aube de l’an 59 de notre ‘’dipanda’’, les Congolais que nous sommes doivent se ressaisir pour sortir de notre rôle passif de spectateurs de l’histoire du monde et devenir acteurs de notre histoire, acteurs de l’histoire de l’Afrique et du monde.

Cela est possible, et La Nouvelle République y croit !

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