Kinshasa-RD Congo
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Le dialogue national prévu pour bien préparer la tenue des élections générales dans les conditions de paix, va finalement démarrer dans moins de deux semaines, selon le facilitateur international désigné. Mais, dans les différents camps en présence, les soupçons prennent la place de la realpolitik. L’opposition radicalisée ne veut rien entendre du dialogue appelé à favoriser ‘’le glissement’’ et soupçonne le facilitateur international de faire le jeu.

Le facilitateur international, quant à lui, voudrait que l’on aille vite au dialogue pour ne pas donner de prétexte au temps.

L’heure de la vérité a sonné. Après avoir donné l’impression d’être uni, l’opposition plurielle se retrouve à la croisée des chemins où chaque parti ou regroupement est appelé à effectuer le choix de son candidat avant l’heure de la présidentielle non annoncée par l’organe en charge de l’organisation des élections.

La course pour la candidature unique ne porte pas ses fruits, chaque parti et regroupement ayant l’ambition de conquérir le pouvoir, un pouvoir qui n’est pas abandonné dans la rue et qui doit s’obtenir sur base des normes requises, à savoir les élections en temps voulu.

Le Conseil de sécurité de l’Onu statue sur les avancées sécuritaires et du développement de la région des Grands lacs africains. Concernant la République démocratique du Congo, le Conseil de sécurité adoptera, le 31 mars prochain, une résolution sur la mission des nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) dont le mandat sera renouvelé avec des missions tenant compte des avancées démocratiques et sécuritaires au pays.

L’équipe diplomatique de la Rdc, présente plus depuis une semaine au siège des Nations unies, travaille durement pour obtenir une résolution répondant aux intérêts des Congolais.

Le Conseil de sécurité vient, par la résolution 2277, de renouveler le mandat de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour une année de plus, tout en gardant l’entièreté de ses effectifs. Autrement dit, le processus de retrait des effectifs de la Monusco amorcé depuis l’année dernière avec 4000 éléments militaires retirés connait un frein brusque.

17 ans de présence de cette longue mission en République démocratique du Congo, plus une année d’ajout, il y a de quoi se poser la question de savoir ce que cette mission est encore capable de faire qu’elle n’a pas pu faire jusque-là.

Il est désormais sans ambages. La communauté internationale s’est inscrite sur la voie de la palabre entre Congolais en vue de baliser le chemin pour les échéances politiques à venir. L’Union africaine, les Nations Unies, les partenaires occidentaux de la RDC invitent les acteurs politiques congolais à échanger sur les nouvelles donnes afin de déboucher sur des élections voulues apaisées. Et, insidieusement, sur un consensus autour des nouvelles dates de la tenue des scrutins. Face à des politiques congolais, reconnus médiocres, la communauté internationale a choisi de rompre avec les circonlocutions diplomatiques.

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