Kinshasa-RD Congo
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 Tragique mais justifiée est la sentence de la communauté internationale sur la classe politique congolaise : incapable de se prendre en charge ! Point n’est besoin de replonger dans l’histoire ancienne du pays ; les éléments récents sont largement édifiants sur la « médiocrité » légendaire du politique congolais, telle que relevée par l’ancien opposant sénégalais Abdoulaye Wade. C’est notamment le cas de l’impossibilité des hommes politiques congolais à réserver une suite rationnelle à la proposition du Chef de l’Etat d’échanger sur la situation du pays au regard de l’impératif des élections et ramifications collatérales.

    Une sommité de la presse me rappelait constamment « en politique, on regrette toujours le temps perdu ». Depuis une année, la classe politique congolaise est accaparée par l’organisation des élections dans le pays. Evidemment chacun y va de sa partition, si bien que d’aucuns en appellent à l’organisation urgente des élections locales, provinciales…constituant des arriérés de 2011. Tandis que d’autres privilégient la présidentielle. La logomachie y relative s’est étirée au point que ni les élections locales, initialement prévues en 2015, ni les législatives et la présidentielle prévues cette années n’ont bénéficié jusque-là des conditions favorables à leur organisation.

La  République démocratique du Congo vient de célébrer en dates du 16 et du 17 janvier 2016, les deux journées des héros nationaux marquant l’an 15 de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila et le 55ème anniversaire de la disparition de Patrice Emery Lumumba.

Ces deux journées ont été retenues, non pas pour accorder aux Congolais un temps de repos ou de jouissance de plus, mais plutôt pour méditer par rapport au sens du sacrifice suprême consenti par ces deux fils du pays.

Le gouvernement s’est réuni, mardi, en conseil des ministres au cours duquel des mesures ont été prises pour faire face à la conjoncture économique internationale qui est autant défavorable à notre économie. Outre les mesures prises pour maximiser les recettes, le train de vie des institutions publiques sera réadapté à la conjoncture. A chaque Congolais de comprendre le sacrifice à consentir et aux responsables à tous les niveaux de prêcher par l’exemple.

Cette situation relance la problématique du financement des élections nécessitant la tenue du dialogue politique pour son solutionnement.

 L’année 2016 vient de commencer avec l’activisme des princes de l’église catholique auprès des opérateurs politiques et sociaux du pays, répondant à l’appel du Pape François invitant les Congolais au dialogue. Cette démarche marche sur la voie que la Commission épiscopale nationale du Congo (CENCO) empruntait en initiant pour cette année 2016, une série d’actions de rue qui a eu l’adhésion des partis politiques de l’opposition.

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