Kinshasa-RD Congo
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Félix Tshilombo a été l’invité de Radio France Internationale où il a fait des déclarations fracassantes. Parlant de Bruno Tshibala, actuel Premier ministre : "...nous sommes dans la vérité. Nous avons gardé la ligne historique. Et cette vérité est en train de se voir. Jamais Étienne Tshisekedi n'aurait été dans un gouvernement sous le patronage de Joseph Kabila, ce qui est le cas de monsieur Tshibala".

Ça ne fait que se confirmer. Depuis qu’ils ont eu à piloter les pourparlers du centre interdiocésain, les princes de l’Eglise catholique sont devenus malades de politique.

 Le sevrage leur imposé par le Chef de l’Etat n’arrive pas à passer. La drogue des postures politiciennes est plus forte que la beauté, la pureté de l’évangile biblique.

 La Cenco ne rate plus jamais l’occasion de se signaler à l’opinion nationale, non plus comme un berger spirituel, mais comme une composante politique de la scène nationale congolaise.

Durant le point de presse tenu le 22 février 2018, le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, a donné les raisons techniques, donc liées à l’exercice de la loi, dans toute sa rigueur, qui font que Eugène Diomi Ndongala et Jean Claude Muyambo ne peuvent espérer être libérés dans la nouvelle vague des relaxations annoncées par la justice congolaise.

Le ministre explique : « Messsieurs Diomi et Muyambo ne sont pas sur la liste des personnes libérées. Si nous les  libérons par exemple, il va falloir libérer tous les autres prisonniers qui ont été condamnés pour les mêmes faits et ça serait justice. Je voudrais vous confirmer que les dossiers de Diomi et Muyambo ont été examinés à plusieurs reprises et la commission a conclu qu’ils ne sont pas libérables ni aujourd’hui ni demain ».

Pour un premier test, beaucoup estiment celui de N’djili réussi pour Fatshi. Les analystes mettent ainsi en exergue la sérénité ayant caractérisé le meeting et le message pondéré et réfléchi du jeune leader.

Aucun heurt avec les forces de l’ordre n’a été signalé. Les choses ont à ce point baigné dans l’huile que Félix n’a pas tari d’éloges envers la police nationale.  Il en a profité pour faire accréditer la thèse selon laquelle, quand elle le veut, la police peut bien s’occuper de l’encadrement des manifestations publiques.

L’article 4 de Loi n° 07/008 du 04 décembre 2007 portant statut de l’opposition politique en RDC est formel : «Est réputé avoir renoncé au statut de l’Opposition politique, le parti politique ou le regroupement politique qui accepte de partager les responsabilités de l’Exécutif aux niveaux national, provincial, urbain, municipal ou local».

Constitutionnaliste formé paraît-il à l’école de Didier Maus – l’expert français consulté par la Majorité présidentielle pour se prononcer en toute indépendance notamment sur l’arrêt  de la Cour constitutionnelle congolaise au sujet de l’alinéa 2 de l’article 70 de la Constitution – Delly Sessanga s’est fait fort de rappeler cette loi à la nomination de Samy Badibanga en qualité de Premier ministre. Comme pour lui signifier qu’avec cette fonction, l’ex-président du groupe parlementaire Udps et Alliés n’avait plus à se réclamer de l’Opposition. «Rassemblement» est comme rattrapé… 

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