Kinshasa-RD Congo
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Pour un premier test, beaucoup estiment celui de N’djili réussi pour Fatshi. Les analystes mettent ainsi en exergue la sérénité ayant caractérisé le meeting et le message pondéré et réfléchi du jeune leader.

Aucun heurt avec les forces de l’ordre n’a été signalé. Les choses ont à ce point baigné dans l’huile que Félix n’a pas tari d’éloges envers la police nationale.  Il en a profité pour faire accréditer la thèse selon laquelle, quand elle le veut, la police peut bien s’occuper de l’encadrement des manifestations publiques.

Comme si par enchantement, les forces de l’ordre se sont réveillées de très bonne humeur le mardi 24 avril 2018. Et qu’avant, cette date, tout n’était que question de mauvaise foi, de manque de volonté, etc.

Si c’est tout ce que le fils de son père a retenu de la longue période de bras de fer entre les autorités municipales et les formations de l’opposition ou le CLC, c’est que le dégel du 24 avril n’aura servi à rien.

Il n’aura servi qu’à faire croire au petit sphinx en herbe que le dernier mot leur revient et qu’ayant le peuple avec eux, tout leur revient, tout leur est permis et rien ne peut leur être refusé.

De là toute la morgue relevée dans la déclaration du nouveau patron de l’Udps qui a insisté sur le fait que la liberté de manifestation, telle que vécue ce jour-là à N’djili, n’était le cadeau de personne à personne.

Entre nous

Effectuons un petit exercice de vérité. Bien lue, en ce qui concerne la liberté de manifestation, la Constitution n’instaure nullement un régime des wenze (marchés publics, type de bazar anarchique) où tout est permis. Où l’avis de l’autorité concernée ne compte guerre.

En tout cas, si tel est l’entendement de Félix, c’est qu’il n’a rien compris à la constitution.

Le temps pour nous de revenir sur le fameux régime d’information tant invoqué par l’opposition concernant les manifestations politiques dans nos prochaines éditions, relevons ce qui suit :

La plus grande leçon du 24 avril dernier est que lorsque les fauteurs de troubles renoncent à leurs schémas incendiaires de coup d’état par la rue, la cité vit dans le calme et la tranquillité même en un jour de meeting des forces centrifuges.  Bien plus, que lorsqu’une manifestation a reçu l’accord de l’autorité municipale, la police ne peut, ne doit qu’en assurer l’encadrement à la perfection.

Tout l’inverse quand on se jette dans  la rue contre l’avis de cette même autorité. Dans ce cas précis, on fait office de marginal, de fauteur de troubles pour les forces de l’ordre qui vous traitent en conséquence.

Le problème ne vient donc pas de ces dernières, mais de ceux qui se croient en droit d’exercer leur liberté dans n’importe quelles conditions.

Si Fatshi s’imprègne de ce truisme, il pourra être sûr de bénéficier à chaque round de la disponibilité républicaine des forces de l’ordre.

Un meeting réussi vaut une leçon de vie.

MIK

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