Kinshasa-RD Congo
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Malgré le soutien dont le facilitateur bénéficie de la commission de l’organisation panafricaine, le conseil des sages du Rassemblement tient coûte que coûte à obtenir le départ d’Edem Kodjo, et Freddy Kita a pour mission de convaincre du bien fondé du limogeage de l’ex premier ministre togolais. .

«Le Rassemblement avait récusé Edem Kodjo, étant donné qu’il joue le jeu de la Majorité, car il a refusé de faire appliquer nos revendications, notamment la libération des prisonniers d’opinion et la transformation du groupe de soutien en bureau de la facilitation», a dit à TOP CONGO FM, le secrétaire général de la Démocratie Chrétienne, membre du conseil des sages.

Daté du 26 juillet 2016, le communiqué de l’Union africaine rédigé en réaction de celui de «Rassemblement» n’a pas été suffisamment relayé par les médias. Normal : l’attention était focalisée sur le retour d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa. Intitulé «LA PRESIDENTE DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE APPELLE TOUTES LES PARTIES CONGOLAISES A PARTICIPER AU DIALOGUE», ce communiqué «rappelle la demande faite par la délégation du Groupe de soutien lors de sa rencontre du 9 juillet avec une délégation de l’Opposition congolaise dirigée par le Président de l’UDPS, M. Etienne Tshisekedi, en vue du lancement du Dialogue dans les meilleurs délais, dès la fin du mois de juillet».

Ainsi, par la volonté de l’Udps et Cie, les délais constitutionnels pour la convocation du corps électoral en septembre, la campagne électorale en octobre et la fixation du scrutin en novembre sont davantage rendus  intenables puisqu’au stade actuel, ils ont cessé de l’être… 

Six jours après la réunion de prise de contact tenue à Addis-Abeba dans le cadre du Dialogue, une délégation composée de délégués de l’Union africaine, de l’Onu et de l’Union européenne a rencontré le 10 juillet 2016 à Bruxelles Etienne Tshisekedi et «d’autres dirigeants de l’Opposition congolaise» nullement cités.

Entre-temps, démarrant par Gbadolite sous les auspices du Bureau actuel de la Céni, les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs ne doivent pas être perturbées. Comme pour prévenir «Rassemblement» et son leader de s’abstenir de tout boycott du processus de confection du fichier électoral… 

Journées éprouvantes que celles du mercredi 13 et du jeudi 14 juillet 2016 pour les forces politiques et sociales dites acquises au changement, alias «Rassemblement Bruxelles-Genval». Le 14 juillet, elles se sont entendues dire des choses pas du tout agréables aussi bien de Washington que des sièges de la Monusco et de la Facilitation du Dialogue. La veille, le coup de massue est venu de la primature. C’est à croire que l’état de grâce dont elles voulaient tirer profit est en train de s’estomper…

La République démocratique du Congo a, à travers sa Constitution, inscrit la protection des libertés et des droits humains, et a souscrit à tous les instruments juridiques internationaux en la matière.

Cet engagement fait que, sur le plan institutionnel, il existe un ministère de la justice et des droits humains, tout comme des institutions d’accompagnement de la démocratie telles la Commission nationale pour les droits de l’homme et le Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la communication. C’est à ce titre que l’Etat congolais a autorisé une multitude d’ONG nationales et internationales dites de défense des droits de l’homme et celles de la liberté de la presse à fonctionner sur le territoire national.

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