Kinshasa-RD Congo
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Dommage pour ceux qui tardent à le constater : la presse francophone de l’Hexagone et même d’Afrique de l’Ouest agit en laudatrice à l’égard de Moïse Katumbi. Jamais, de mémoire de chroniqueur politique, congolais n’aura joui d’un traitement pareil de sa part. Sauf, peut-être, un certain Moïse Tshombe à l’époque de la sécession katangaise ! Des périodiques et des quotidiens «institutions» comme Paris-Match et Le Point pour les premiers, Le Monde, Le Figaro, La Libre et La Croix pour les seconds rejoignent désormais Rfi, France 24, TV5 et autres Jeune Afrique dans la starisation de Katumbi, non pas le président de l’équipe de football, encore moins le businessman, mais l’acteur politique, réduisant de ce fait Tshisekedi et Kamerhe à la figuration…

Contrairement aux allégations mensongères et tendancieuses, distillés dans la population a longueur des journées et en toutes circonstances par des véritables ennemis de notre démocratie, indécemment caparaçonnés du pompeux et fallacieux titre de défenseur du peuple et de la démocratie voire même d’activistes défenseurs de droit de l’homme, le dialogue politique et inclusif convoqué par le Chef de l’Etat, en sa qualité de garant constitutionnel du bon fonctionnement de la démocratie, n’a pas vocation de suspendre la constitution de la République.

Il ne peut donc pas paraître étrange ni étonnant que des Députés en nombre impressionnant saisissent, ce lundi 18 avril 2016, la cour constitutionnelle non seulement pour éclairer et conforter leur religion mais surtout pour fixer l’opinion nationale et internationale sur la portée et le sens réel de l’article 70 en corrélation avec d’autres dispositions concernant les mandats du Chef de l’Etat, des Sénateurs, des Députés Provinciaux, des Gouverneurs dans le but de mettre définitivement fin au débat surréaliste et malveillant qu’entretiennent certains acteurs politiques.

Dans l’entreprise de diabolisation, les ex-Kabilistes se montrent plus virulents et plus intransigeants que les Opposants non-Kabilistes de tout temps…

Pour avoir procédé à la saisine de la Cour constitutionnelle au sujet de l’interprétation des articles 70, 103 et 105 de la Constitution, la Majorité présidentielle est attaquée par des acteurs politiques de l’Opposition radicale,  soutenus en cela par les activistes de la Société civile alliée. Basée sur une pétition ayant recueilli les signatures requises, la saisine suscite une réaction « musclée » de la part des Opposants, principalement les ex-Kabilistes présents dans Dynamique, omniprésents dans G7.

18 noms des délégués de l’opposition et société civile encore à désigner

Le facilitateur désigné par l’Union africaine, EdemKodjo, a annoncé, en date du lundi 11 avril dernier, l’imminence de la mise en place du comité préparatoire du Dialogue politique convoqué par le chef de l’Etat. Si à ce jour, seule la Majorité présidentielle a déjà apprêté la liste de ses 12 membres, l’opposition politique et la société civile sont encore dans la mouvance de la contradiction et n’arrivent pas à se mettre d’accord pour la gestion de leurs quotas de 12 et 6 places au comité préparatoire.

Selon les informations en notre possession, à l’issue des travaux du Bureau politique de la MP tenus d’abord dans la concession Procoki, ensuite à Béatrice Hotel, la liste MP comprendrait les personnalités ci-après : Aubin Minaku, Adolphe LumanuMulenda, Alexis ThambweMwamba, Evariste Boshab, François Bokona, Geneviève Inagosi, Joseph KokonyangiWitanene, KalevMutond, Lambert Mende, Léonard SheOkitundu, ShadariRamazani et Néhémie Mwilanya. Me John Mbuyu coordonnerait le secrétariat technique.

Inspirées probablement par les primaires à l’américaine, et se mettant déjà dans la peau de Donald Trump, Moïse Katumbi n’a visiblement pas réfléchi aux conséquences de cet exercice dans un pays comme la RDC où le vote tribal est une donne déterminante dans toute échéance électorale. Lancée au moment où les Etats-Unis sont en précampagne électorale en vue de la désignation des candidats du consensus pour les Républicains et les Démocrates, l’initiative n’a rien de facile quand on sait que la RDC n’a pas une Majorité mais des Majorités, tout comme elle n’a pas une Opposition mais des Oppositions.

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