Kinshasa-RD Congo
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Dans la chronique intitulée «Résolution 2277 : menace avérée pas que pour la Mp !», l’un des points ayant attiré l’attention est le 19. En effet, le Conseil de sécurité de l’Onu «Réaffirme qu’il demeure essentiel de neutraliser durablement les FDLR si l’on veut offrir stabilité et protection à la population civile de la République démocratique du Congo et de la région des Grands Lacs, rappelle que les FDLR sont un groupe soumis à des sanctions imposées par l’ONU dont les dirigeants et les membres comprennent des auteurs du génocide de 1994 perpétré contre les Tutsis au Rwanda, au cours duquel des Hutus et d’autres personnes qui s’opposaient au génocide ont également été tués,...

Le député Delly Sessanga, président du parti de l’opposition, L’Envol, n’est pas d’accord avec la démarche du président de la Céni qui consiste à saisir la Cour constitutionnelle pour solliciter le report des dates de la tenue des différents scrutins prévus en 2016 dont l’élection présidentielle. Il justifie sa position en soutenant que  «La position de la Commission Electorale Nationale Indépendante de saisir la Cour Constitutionnelle en vue d’obtenir la couverture juridique de l’organisation des élections en dehors des délais constitutionnels est une forfaiture ».

  • Terribles empoignades en vue autour du fameux « vide juridique » sur base des articles 70 et 75 : G7 et Dynamique trouvent en Léon Kengo le Président intérimaire indiqué, tandis que l’Udps le voit plutôt en la personne d’Etienne Tshisekedi… 

A force de tout ramener à la Constitution, l’Opposition radicale est continuellement en train de se faire rattraper. A preuve : la dernière initiative en date émise par le député Lumeya (qui l’aurait apprise d’un diplomate en poste à Kinshasa !), récupérée par Félix Tshisekedi pour sa sortie médiatique dans le site web du journal «Le Monde».

Les institutions congolaises élues ont toutes un mandat de cinq ans renouvelable le nombre de fois qu’a fixé la Constitution selon l’institution. Si jusque-là, seul le Président de la République et les Députés nationaux ont respecté les délais constitutionnels, des difficultés d’ordre logistique et financier ont empêché la tenue, jusque-là, des élections locales, municipales et urbaines. Elles ont également empêché la tenue des élections de renouvellement des mandats des députés provinciaux, des gouverneurs des provinces et des sénateurs depuis 2012.

Face à cette situation, la Commission électorale nationale indépendante a publié un calendrier global inscrivant toutes les élections, à savoir les élections des conseillers de chefferie et de secteurs, des chefs de secteurs, des conseillers municipaux, des bourgmestres, des conseillers urbains, des députés provinciaux, des gouverneurs de provinces, des sénateurs, des députés nationaux ainsi que du Président de la République.

On ne sait pas trop pourquoi l’Union africaine, l’Onu, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la francophonie ont choisi précisément la date du 16 février 2016 pour exprimer leur position commune par rapport au processus électoral en cours en RDC. A lui seul, l’intitulé de la déclaration est un programme. « L’UA, LES NATIONS UNIES, L’UE ET L’OIF SOULIGNENT LA NECESSITE D’UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF EN RDC ET LEUR ENGAGEMENT A APPUYER LES ACTEURS POLITIQUES CONGOLAIS EN VUE DE LA CONSOLIDATION DE LA DEMOCRATIE DANS LEUR PAYS », y lit-on. Coïncidence fortuite ou non, en lançant cet appel aux acteurs politiques congolais alors en plein « débat » autour de la réussite ou de l’échec de la «journée morte», la communauté  internationale vole en réalité au secours de la Céni et ne fait plus des délais constitutionnels une exigence. Le bout de phrase relatif au déroulement des scrutins «dans les conditions requises de paix, de transparence et de régularité, et à bonne date » n’est pas sans rappeler celui d’un certain Thomas Perriello, au sortir de l’audience du 12 octobre 2015 que lui avait accordée le président de la Céni.

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