Kinshasa-RD Congo
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Une dizaine de jours après les incidents du 19 et du 20 décembre 2016, aucun leader, aucun parti ou regroupement politique membre de «Rassemblement», aucune ONGDH de la société civile alliée n’a encore alerté l’opinion «aussi bien nationale qu’internationale» (c’est la terminologie consacrée) sur un seul «combattant» abattu «à bout portant» par les agents de l’ordre, voire blessé ou disparu. Autre insolite : prompts à appeler Tshisekedi (Etienne ou Félix), Olenghankoy ou Fayulu pour s’informer du bilan des victimes, les médias extérieurs préfèrent cette fois-ci ne pas leur donner l’occasion de les tourner en dérision avec de faux chiffres comme par le passé. Assurément, les Opposants et leurs alliés de la Société civile – mus par la survie via la médiation Cenco - refusent de voir leur propre leadership remis en cause, conscients de l’effet boomerang si l’on venait à réaliser que leur appel au calme n’a été entendu, ni compris de leur base. Après avoir «instrumentalisé» les morts et les blessés des manifestations de janvier 2015 et de septembre 2016 au point de justifier les sanctions prises par les Américains et les Européens à l’encontre d’une dizaine d’officiels congolais, ils craignent d’être eux-mêmes désavoués par les «sponsors». Cependant, la question de fond demeure : qui sont-ils, ces morts et ces blessés lâchés pour ne pas dire trahis par leurs «leaders» ?

Le ministre de la Communication et médias, Lambert Mende Omalanga, a animé lundi 14 novembre, à Kinshasa, un point de presse axé essentiellement sur la rencontre entre le Président Joseph Kabila et une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en séjour de travail en RDC.

Le porte-parole du gouvernement s’est également appesanti sur l’arrêté ministériel portant application de la loi de 1996 concernant l’exercice de la liberté de presse par des personnes physiques et morales étrangères exerçant ou souhaitant exercer dans le secteur de l’audiovisuel en RDC.

S’agissant de la rencontre avec la délégation du Conseil de sécurité, Lambert Mende a indiqué que les ambassadeurs d’Angola et de France, co-président de la délégation, ont circonscrit l’objet de leur mission à savoir : s’imprégner des progrès en matière de stabilisation en RDC, conforter les acquis indéniables réalisés ces dernières années sous l’autorité du Président Joseph Kabila, au moment où la RDC se prépare à un nouveau cycle électoral.

La presse de Kinshasa est dominée ces derniers jours par la décision du président de l’Udps, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, de révoquer le secrétaire général du parti, Bruno Mavungu, de ses attributions de secrétaire général de l’Udps. Cette décision a ressuscité tous les termes généralement utilisés pour désigner l’homme de la 10è rue. En parcourant cette presse qui annonce la déchéance de l’ancien numéro deux de ce parti, deux noms attribués à l’homme fort de l’Udps ont attiré mon attention : le sphinx de Limete et le lider maximo de l’Udps. ‘’Le sphinx de Limete a limogé le secrétaire général de son parti’’, ‘’Udps : le lider maximo reprend les choses en main’’, pourrait-on lire par ci par là.

Depuis le 6 septembre 2016, le point essentiel retenu pour le Dialogue autant selon l’ordonnance n°15/084 du 28 novembre 2015 promulguée par le Président Joseph Kabila que selon les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu dont la célébrissime 2277 est en discussions à la Cité de l’Union africaine en l’absence, hélas !, de «Rassemblement», toujours inflexible. Ceux qui promeuvent la thèse de la double feuille de route pour le double schéma risquent cependant d’être pris de court. Personne de sensé ne voit les partenaires extérieurs, fortement impliqués dans ce qui se fait actuellement au Dialogue facilité par Edem Kodjo, renoncer à ce forum sous prétexte de non inclusivité. Personne de raisonnable ne les voit non plus donner leur caution au fameux vrai dialogue, condamné lui aussi à être non inclusif si jamais les forces politiques et sociales signataires de la Feuille de route issue de l’hôtel Béatrice venaient, par réciprocité, à le contester…

Depuis 2006, notre pays s’est engagé résolument  dans la voie de la démocratie en organisant, à intervalles réguliers, des élections libres, pluralistes, démocratiques et transparentes, qui lui ont permis de se doter des institutions légitimes. Cependant, l’expérience des élections de 2006 et  2011 a relevé, aux termes de diverses évaluations  qui y ont été faites, tant au niveau interne que par les observateurs étrangers, certaines faiblesses dont la lourdeur du cadre légal qui régit les élections dans notre pays et la mobilisation difficile du financement des élections.

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